Amanda

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Il suffit parfois d’un contretemps infime pour que son destin bascule de façon irrémédiable. C’est sans doute ce qui est arrivé à des centaines de parisiens au moment des terribles attentats de 2015 qui ont échappé de justesse à l’horreur, là où leurs proches n’ont pas pu échapper à la mort. C’est ce qui arrive au jeune David, un parisien de 24 ans, formidablement interprété par Vincent Lacoste, qui survient, quelques minutes après la tuerie qui vient de se produire au Bois de Vincennes, où sa sœur vient de succomber sous les armes.

Plus qu’un film sur la petite fille survivante, « Amanda » est un film qui raconte le deuil après l’impensable. La reconstruction identitaire de ce jeune homme, acculé à prendre la tutelle de sa nièce, et d’Amanda qui résiste comme elle peut à la tyrannie de la tristesse, est racontée sans jamais tomber dans l’excès de pathos. Bien sûr, le spectateur pleure mais ce sont des larmes qui structurent la pensée. On éprouve presque un plaisir douloureux à accompagner ce couple inédit qui apprend à vivre ensemble et à penser sa vie autrement.

« Amanda » est un film tendre et précieux qui réjouira les cinéphiles amoureux de récits simples et romantiques. Car le scénario tout entier, à la limite de la mièvrerie parfois, entraîne son spectateur dans un tourbillon d’émotions qui vont des rires aux sanglots. Les personnages sont filmés avec respect. Et d’ailleurs les comédiens s’invitent dans la peau de ces gens, sans jamais forcer les traits, avec en ligne de mire sans aucun doute, une récompense méritée aux prochains Césars pour Vincent Lacoste.

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