Il faut mettre un terme aux appels à projet

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Dans ses textes et billets, Repolitiser l’action sociale a régulièrement formulé des critiques quant aux effets pervers induits par le dispositif bureaucratique des appels à projet. Nous sommes aujourd’hui rejoints dans cette critique par l’ancien maire de Valencienne.

Monsieur Jean-Louis Borloo a remis au premier ministre, le 26 avril, un rapport intitulé « Vivre ensemble, vivre en grand, pour une réconciliation nationale » relatif aux quartiers prioritaires. Ce rapport comporte 19 programmes d’action pour renouveler les politiques de la ville.

Certes, il aborde les appels à projets dans le strict cadre de son propos. Mais les termes employés méritent d’être diffusés :

« Plutôt qu’un énième train de mesures de simplification et quelques aides ponctuelles, il faut un renversement total de perspective, en considérant que l’on soutient les associations pour ce qu’elles sont, et ce qu’elles font : en d’autres termes, il faut arrêter les appels à projets, aussi artificiels que sclérosants, et donner de la durée aux acteurs associatifs. En contrepartie, il faut être très exigeant sur les valeurs que doivent partager et diffuser les associations. » (p.102)

Proposition à méditer pour alimenter une dynamique créative portée par une philosophie humaniste.

Cesser de faire peser sur les associations des contraintes technocratiques stérilisantes, exiger d’elle, par contre, qu’elles soient réellement porteuses de valeurs : voilà une orientation qui pourrait s’appliquer à toutes les associations de solidarité, quel que soit leur secteur d’intervention !

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