Loi asile

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La loi asile est votée. Elle a semé le trouble parmi les députés de la majorité tant elle est apparue, à certains, comme attentatoire aux droits des personnes.

La Ligue des Droits de l’Homme, dans un communiqué du 2 mai 2018, ne mâche pas ses mots :

« Jamais, en effet, un gouvernement n’aura été aussi loin dans la maltraitance des personnes étrangères, systématiquement perçues comme indésirables et comme sources de problèmes.

Hiérarchisation entre migrants, enfermement des mineurs, prolongation de la durée de la rétention, maintien du délit de solidarité, procédures rapides rendant plus difficiles les demandes d’asile, suspicion généralisée à l’encontre des parents d’enfants français… Rien n’aura été épargné pour compléter un portrait du migrant comme danger social… »

Français, citoyens de notre République, nous sommes malgré nous associés à ces choix politiques dont les motifs peuvent sembler incompréhensibles et qui renvoient, hors de nos frontières, l’image d’un pays non accueillant, rejetant et ségrégant.

Quel débat réellement démocratique a prévalu au durcissement de nos lois sur l’immigration ? N’est-il pas urgent de revenir, par l’éducation populaire, aux valeurs qui ont fait la réputation de la France, de sa tradition d’accueil et, surtout, de « pays des Droits de l’Homme » ?

Comment comprendre ces dérives droitières dans tous les pays Européens, de repli sur soi, de rejet de l’autre, de disparition progressive des fondements  qui ont construit un espace de paix et de partage ? La France, tournant le dos à ce qui a fait sa réputation humaniste, va-t-elle participer à cette dérive ou retrouver, à l’encontre des discours alarmistes, une parole forte et des actes à la hauteur de son histoire.

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