Une actualité tristement répétitive

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Depuis quelques semaines, des articles de journaux (dans les pages de « Sud Ouest », en particulier) font référence à des structures sociales victimes de plaintes pour mauvais traitements sur les jeunes dont ils ont la responsabilité.

Deux établissements, en particulier, dans le sud-ouest de la France, sont mis en cause par des jeunes et par des professionnels : mauvaises conditions d’accueil, nourriture insuffisante et ne présentant pas la qualité attendue pour la première, violence physique, absence de formation professionnelle, incompétences, méthodes militaires d’accompagnement, pour le second.

Dans les deux cas et sans présager des conclusions des enquêtes en cours, les organismes gestionnaires se défendent de tous dysfonctionnements. Les conseils généraux concernés restent prudents dans leurs déclarations et n’ont pris aucune décision officielle et publique : Les établissements poursuivent, semble-t-il, leur activité d’accueil.

Sous réserve de la confirmation des faits relevés, plusieurs questions se posent :

Comment se fait-il que les ordonnateurs d’orientation ne soient pas interpellés par l’émergence de tels faits et que leur responsabilité de contrôle ne soit pas mise en cause lorsqu’elle ne s’exerce pas ? Comment s’exerce ou pas cette responsabilité ? Par qui ?  Suivant quels critères et à quelle fréquence ?

La présentation des faits et la description de la population concernée -accueil de jeunes migrants (dans une situation) ou d’adolescents dont la caractérisation fait état de problématiques diverses et variées (difficultés comportementales, délinquance multiple, vie sociale perturbée) - laisse à penser que les difficultés des personnes accueillies minimiseraient les faits dénoncés.

L’absence de toute formation du personnel dans l’une des structures (récemment ouverte et semble-t-il de caractère lucratif) ne peut qu’ajouter au trouble ressenti à la lecture de ces « faits divers ».

Mis en exergue par ses dysfonctionnements, le secteur, présentant pourtant une réponse de qualité dans la grande majorité des réponses apportées, ne prend le devant de la scène qu’au travers ces articles de presse.

Comment dès lors le grand public peut-il construire une représentation positive de la population concernée et des professionnels qui les accompagnent ? Comment chaque professionnel peut-il s’emparer de ces questions et tenter d’y répondre dans le cadre de réflexions collectives, de rendu compte des actions, d’une prise de parole qui ne se limite pas systématiquement à une demande de moyens supplémentaires ?

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