Le développement Social et travail social collectif

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Le développement Social et travail social collectif
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Nous voulons que les politiques publiques inscrivent le travail social dans le registre du développement social en proximité des besoins des publics, un travail social qui retrouve la latitude de l’action collective au-delà du traitement individuel des problèmes.

  • Le développement social local suppose la proximité aux besoins, la vitalité du lien social, la solidarité collective, le jeu démocratique, la vigueur du débat citoyen, l’argumentation des actes et des finalités, à l’opposé de l’instrumentalisation politicienne.

  • L’ingénierie sociale ne doit pas entretenir des collaborations artificielles, illusoirement consensuelles, mais servir l’expression des points de vue, reconnaître la conflictualité des intérêts, favoriser les prises de responsabilité, la recherche des compromis, pour construire des avancées collectives.

  • Le développement social local invite à s’engager personnellement pour entreprendre collectivement dans la diversité des rôles et en s’enrichissant des résultats concrètement observés, partagés avec les publics et les politiques.  

Christine
Construire des passerelles
Ce que je pense Les « Etats généraux du travail social » restent un « logo » ambigu : ne faut-il pas être un spécialiste averti du secteur pour décoder ce que cela recouvre, pour entrer en réflexion et se rassurer sur le fait que (du moins espérons-le) l’on est bien face au projet de refonder l’action sociale, dont le travail social est une composante ? Or si l’on veut véritablement ouvrir le débat sur la société tout entière, c’est bien d’action sociale, de lien social, qu’il faudrait parler. Ou peut-être d’une autre notion encore, pour autant qu’elle parlerait à tous, au-delà des professionnels, des associations, dans leurs sphères de débat institutionnels. Ce que je fais Je suis membre d’une association qui promeut l’accès à la musique pour tous, personnes handicapées comme personnes valides. Cette association s’appelle « Symphonie » ; elle cherche, par la musique, à associer toutes les différences. Concrètement, cela veut dire que les professeures inventent des façons d’enseigner le piano malgré un handicap physique ou mental ; cela suppose qu’elles aillent au collège spécialisé rencontrer des jeunes, leur proposer des cours pendant les interclasses, qu’elles aient donc rencontré le proviseur, les professeurs et que tout le monde soit vraiment partie prenante. Cela suppose aussi que le jour du concert – car les élèves, valides ou non valides, jouent chaque année avec un orchestre professionnel – les éducateurs ou encore mieux les parents se soient organisés pour amener les enfants, leurs amis, etc. Et au bout du compte, quand le concert a eu lieu, on peut supposer que beaucoup, chez les musiciens comme dans le public, en sortent un peu changés, avec un peu de confiance gagnée pour les uns, quelques idées reçues déplacées pour les autres et pour tous … un peu de vivre ensemble partagé, simplement et pour de vrai … Mais dans tout cela, il n’est jamais question de « travail social », ni d’ « action sociale », ni d’ailleurs de « lien social » : on parle de concert, de musiciens, de transport, de places réservées, d’accessibilité, bref, de questions concrètes, sans jamais mobiliser le vocabulaire consacré du social. Ce que je veux Finalement, ne serait-il pas très intéressant de profiter des Etats généraux du travail social pour reprendre le social autrement, aller encore plus loin dans le projet de projet d’utiliser tout le potentiel des réponses spécialisées – les établissements et services – pour un ré-accès à la cité , comme tout le monde, chaque fois que cela s’avère possible ? La solution n’est évidemment pas binaire – passer du « tout institution » au « tout hors institutions » – mais probablement à construire les passerelles entre solutions de statuts différents, dont certaines peuvent émaner « des gens » et pas seulement des spécialistes. C’est ce promeuvent d’ailleurs des expériences prometteuses dans le champ des associations. Mais sont-elles suffisamment connues, essaimées ?

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