L’organisation et la coordination interinstitutionnelle entre acteurs

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Portrait de Repolitiser l'action sociale
L’organisation et la coordination interinstitutionnelle entre acteurs
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Nous croyons que le mieux vivre ensemble, plus que jamais, passe par l’articulation, l’interaction, l’interpénétration de l’associatif, de l’entreprise, des politiques, du bénévolat et des institutions sociales.

  • L’efficience de l’action sociale se joue au niveau local, elle convoque les acteurs à l’articulation opératoire de proximité, pour traduire, concrétiser, donner vitalité aux orientations nationales de politiques sociales.

  • L’efficience de l’action sociale ne relève pas d’une course à la performance mais de l’interaction des engagements, de la reconnaissance réciproque des initiatives des élus locaux, de  la société civile, du travail social, de l’entreprise.

  • L’efficience de l’action sociale suppose l’interpénétration des univers de pensée, celui d’un travail social en prise avec les conditions de vie de ses publics et celui d’une économie préoccupée du vivre ensemble, l’interpénétration du social et de l’économique par une reconnaissance réciproque des acteurs dans leurs modes de pensée et ses traductions opératoires.

Bertrand
Pour des établissements polyvalents et intégratifs
Ce que je (nous) pense (pensons) et/ou ce que je (nous) veux (voulons) Je pense que, pour répondre aux besoins des enfants et des adolescents accueillis dans les établissements et les services sociaux et médico-sociaux, nous multiplions aujourd’hui les catégories de problématiques et que nous devons retrouver un certain esprit de la communauté éducative inscrite dans un territoire, en proximité des familles concernées. Ce que je (nous) fais (faisons) Je participe en tant que consultant formateur au regroupement d’un IME et d’un ITEP sur un territoire rural pour offrir une réponse de proximité. Nous avons écarté la perspective de reproduire la configuration de deux établissements, dispersant ainsi les moyens et créant en plus à l’intérieur de l’IME une section distincte pour les enfants avec des traits autistiques ou avec un syndrome rare et à l’intérieur de l’ITEP une section distincte pour les enfants avec des troubles de la personnalité grave. Nous nous sommes efforcés au contraire de penser les espaces qui conviennent à chaque public sans pour autant former des sections spécialisés à l’intérieur d’établissements déjà spécialisés. Ainsi un enfant dit Asperger ou Prader-Willi ne peut sans doute pas cohabiter dans les activités éducatives avec un enfant manifestant des troubles du comportement, mais il peut participer à de mêmes séquences dans un groupe scolaire de niveau. Ainsi des enfants avec des troubles de la personnalité grave (un de ces incasables qui court-circuitent les groupes d’accueil) sont intégrés à des groupe d’enfants en difficulté de comportement à l’école et en famille. Cette intégration devient possible parce que tous les professionnels de l’équipe pluridisciplinaire participent à un dispositif de renfort (une permanence ou une articulation entre deux professionnels) pour écarter ces enfants du groupe avant qu’ils le mettent à mal et se mettent à mal eux aussi. Cela sans rompre la continuité d’une présence éducative pour qu’ils réintègrent ensuite le groupe positivement. Ainsi des enfants avec des syndromes qui rendent leurs conduites épuisantes pour leurs parents sont accueillis avec les autres enfants au sein de l’établissement mais aussi en internat temporaire 90 jours par an pour offrir un répit à leur famille. Ainsi nous pensons que l’internat n’est plus aujourd’hui le lieu dans lequel des enfants avec une déficience profonde peuvent acquérir de l’autonomie mais que ce sont les parents qu’il faut soutenir à leur domicile ou au travers de sessions de week-end parents/professionnels dans un lieu de vacances. Ainsi l’articulation avec l’ASE pour des enfants déficients intellectuels avec en outre une problématique socioéducative ne se limite pas à des concertations mais consiste aussi à venir dans la famille d’accueil ou dans la MECS pour initier des conduites adaptées à l’insuffisante autonomie, mettre en œuvre des formes d’accessibilité. Au travers de cette déconstruction des établissements distincts - l’IME et l’ITEP - et des secteurs filières – l’autisme, les syndromes, le pluri-handicap - nous cherchons à offrir des réponses adaptées aux problématiques mais sans que cela ségrégue les enfants accueillis. Nous convions tous les professionnels des équipes à contribuer à l’accueil des incasables. Nous concevons des équipes pluridisciplinaires qui assument une polyvalence auprès d’une hétérogénéité de population pour que celle-ci reste en proximité de ses lieux de vie.

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